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Bruno Latour et Nikolaj Schultz, dans Mémo sur la nouvelle classe écologique (2022), ont bien décrit la désirabilité de l’émergence d’une nouvelle classe écologique. Le plus gros obstacle en matière de faisabilité de la RASJF, à mes yeux, reste le fait psychologique et sociologique que personne ne se réveille le matin et a soudainement une prise de conscience de son appartenance à une nouvelle classe sociale aux contours flous, sans porte-parole officiel, sans représentants, etc. Avant de dire « Voici ma tribu », il faut toute une visibilité médiatique de la classe en question, car sinon le nouveau membre risque de craindre le ridicule d’une réaction d’incrédulité exprimée de la manière suivante : tu t’identifies à une nouvelle classe sociale, mais elle n’existe pas vraiment, ou du moins, pas encore?